L'appel l'islam -
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15 - 08 - 2012, 04:48
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L'appel l'islam



Les regles de biensance


Allah a expos la manire dappeler [les gens lislam], et ce quil
convient au prdicateur de faire lorsquIl dit : Dis : Voici ma voie, jappelle les gens ( la religion) dAllah, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve vidente. [Ysuf : 108] Celui qui invite lislam doit donc avoir de la science et des preuves videntes de ce quoi il invite et de ce quil interdit, afin de ne pas parler sur Allah sans science. Il doit vouer cet acte sincrement Allah, et non pas une cole de pense (Madhhab), ni lavis duntel ou untel, mais il doit le faire pour Allah Seul, Celui dont il cherche la rcompense et le pardon. Il cherche ainsi ce que les gens se rforment, et pour cela, il est indispensable quil possde la sincrit (Ikhls) et la science, car Allah dit : Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure faon. [An-Nahl : 125]
: http://tassneem.com/vb/thread/1594.html

Ceci est un expos de la manire de prcher (ad-Dawah). Il faut que cela soit fait avec sagesse, c'est--dire avec science de ce quAllah a dit et ce que le Prophte (salallahu alayhi wasalam) a dit. La science a t dsigne par la sagesse, car elle repousse le faux et aide suivre la vrit. Cette science doit tre accompagne dune bonne exhortation, et de la discussion mene de la meilleure manire qui soit, lorsque cela est ncessaire, car pour certaines personnes, lexpos de la vrit avec ses preuves suffit, parce quelles cherchent la vrit et lorsquelle leur apparat, elles lacceptent ; il nest donc pas utile de lexhorter. Chez dautres personnes, il existe quelques rticences et un manque de raction : il faut alors les exhorter de la meilleure manire. Le prcheur exhorte et rappelle les gens vers Allah, lorsque cest ncessaire, avec lignorant et les insouciants, et avec ceux qui se laissent aller la facilit, jusqu ce quils soient convaincus et quils saccrochent la vrit. Il se peut que la personne que lon prche ait certains doutes, alors il faut discuter avec elle, en cherchant dissiper ce doute, et le prcheur doit alors expliquer la vrit en citant les preuves, et en discutant de la meilleure faon pour effacer ce doute par les preuves des Textes, en usant de bonnes paroles, de bonnes manires et de douceur, et non pas avec violence et duret, si bien quon nloigne la personne de la vrit, et quelle sentte dans son garement. Allah dit :
Cest par quelque misricorde de la part dAllah que tu (Muhammad) as t si doux envers eux ! Mais si tu tais rude, au cur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. [Âl-Imrn : 159] Allah a dit Ms et Hrn lorsquIl les a envoys Pharaon : Puis, parlez-lui avec douceur. Peut-tre se rappellera-t-il ou (Me) craindra-t-il ? [T-H : 44]
: http://tassneem.com/vb/showthread.php?t=1594

Le Prophte (salallahu alayhi wasalam) a dit dans un rcit authentique : La douceur nest pas ajoute une chose sans lembellir, et elle nest retire dune chose sans lenlaidir. (Muslim : 2594) Et Il a dit : Celui qui est priv de douceur est priv de tout bien. (Muslim : 2592)
Le prdicateur doit rechercher la vrit, appeler avec douceur, sefforcer de vouer son uvre sincrement Allah, et corriger les choses de la faon quAllah a ordonn, cest--dire lappel vers Allah avec sagesse, bonne exhortation et discussion de la meilleure faon. Dans tout ce qui a prcd, il doit tre dot de science et connatre les preuves afin de convaincre celui qui recherche la vrit, dissiper le doute chez celui qui en a, adoucir le cur de ceux qui sont insensibles, loigns et durs, car les curs sadoucissent au rappel dAllah et la bonne exhortation, et lexpos de ce quil y a auprs dAllah comme bien pour celui qui accepte la vrit, et ce quil y a comme danger, sil rejette lappel qui lui est venu avec vrit.

Quant aux gens qui ordonnent le bien et rprouvent le mal, ils doivent adopter
le comportement recommand par la Loi dAllah, vouer sincrement leurs actes Allah, et se comporter comme se comportent les prdicateurs, avec douceur et absence de duret, except lorsque cest ncessaire avec les oppresseurs, les orgueilleux et ceux qui sobstinent. Dans ce cas, avec eux, il est autoris dutiliser la force et le chtiment exemplaire, selon la Parole dAllah : Et ne discutez que de la meilleure faon avec les gens du Livre, sauf ceux dentre eux qui sont injustes. [Al-Ankabt : 46] et la parole du Prophte (salallahu alayhi wasalam) : Celui qui voit un acte blmable quil le change par la main ; sil ne peut pas, alors par la parole ; sil ne peut pas, quil le rprouve dans son cur, et cela est le degr le plus faible de la foi. (Muslim : 49)

Pour les autres personnes, il agit en rprouvant le mal et en appelant au bien comme le fait le prdicateur : il appelle avec douceur et sagesse, il donne des preuves afin que celui qui fait le mal saccroche la vrit, et cesse de suivre son chemin gar, et ce en fonction de ses capacits, comme Allah dit : Craignez Allah autant que vous pouvez. [At-Taghbn : 16] et comme le Prophte (salallahu alayhi wasalam) a dit dans le hadith cit prcdemment : Celui qui voit un acte blmable Il existe des versets gnraux qui montrent cela, comme la Parole dAllah :
Les croyants et les croyantes sont allis les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blmable. [At-Tawbah : 71] et Sa Parole : Vous tes la meilleure communaut quon ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blmable et croyez Allah. [Âl-Imrn : 110]

Allah a menac ceux qui ont dlaiss cela, et Il les a maudits par la bouche de Dwd et Is lorsquIl dit :
Ceux des enfants dIsral qui navaient pas cru ont t maudits par la bouche de Dwud et Is fils de Marie, parce quils dsobissaient et transgressaient. Ils ne sinterdisaient pas les uns aux autres ce quils faisaient de blmable. [Al-Midah : 78-79
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Cette mission est importante et la responsabilit est grande ; il est donc obligatoire aux gens de foi et ceux qui ont la capacit, parmi les gouvernants, les savants et les individus musulmans qui ont la capacit et la science, de rprouver le mal et dordonner le bien. Cela nest pas rserv un groupe prcis, mme si cette obligation pse plus sur ce groupe et cest lui quincombe cette lourde charge. Mais, cela ne signifie pas que les autres sont dispenss de cette responsabilit. Il est obligatoire de les aider et dtre avec eux pour rprouver le mal et ordonner le bien, de faon ce que le bien se rpande et que le mal diminue, surtout si ce groupe ne soccupe pas de ce qui est demand et que le but nest pas atteint, car le domaine est vaste, et le mal est important et aider ceux qui sen chargent est obligatoire quoi quil en soit.


Si ce groupe soccupe de cela et atteint le but recherch, alors lobligation ne pse plus sur le reste de la communaut, dans cet endroit prcis et ce pays prcis, car ordonner le bien et rprouver le mal est une obligation pour une partie de la communaut (Fardh Kifyi). Si le rsultat est atteint avec ce groupe et ceux qui les aident, cela devient une Sunna (un acte mritoire) pour le reste de la communaut. Alors que si le mal ne peut cesser que par ton intervention, car tu es la seule personne prsente dans le village, la tribu ou le quartier et quil ny a personne qui ordonne le bien dans ces endroits, alors cest une obligation individuelle pour toi de rprouver le mal et dordonner le bien car tu es celui qui le connat, et qui peut le rprouver. Dans ce cas, il test obligatoire de le faire. Sil y a avec toi une autre personne, cela devient une obligation collective : celui de vous deux qui leffectue dispense lautre de ce devoir, lorsque le but est atteint. Par contre, si vous le dlaissez tous les deux, vous tes tous les deux coupables.

  
15 - 08 - 2012, 04:53   #2   

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Les priorits tablir pour en parler

: http://tassneem.com/vb/showthread.php?t=1594

Un point qu'il est important de noter est qu'il s'agit de privilgier, parmi les enseignements de l'islam, les lments les plus importants pour en parler. Et il est pour cela ncessaire de tenir compte de la ralit dans laquelle on se trouve et de se prserver de raisonner avec devant soi l'ide d'une ralit d'autres temps et/ou d'autres lieux. Parce que nul ne peut nier que certains jeunes sont loin, trs loin des ralits spirituelles. Alors si on parle seulement ou principalement du rituel, sans jamais ou presque jamais tenir de paroles qui sont mme de toucher le coeur (jamais on ne parle de Dieu selon Son Attribut correspondant Son Nom "al-Wadd", "Celui qui Aime") ; si on focalise son rappel et son action sur des choses qui ne sont que recommandes alors mme que des choses obligatoires sont dlaisses de faon gnrale ; si on insiste sur le fait de se prserver d'actes qui ne sont que lgrement dconseills en ne ralisant pas que le public qui on s'adresse est plong dans ce qui constitue des kab'r on se trompe de priorits. Et ce n'est pas l la faon de faire du Prophte (sur lui la paix.


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15 - 08 - 2012, 04:58   #3   

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Le moment pour en parler

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Pour ce qui est du rappel concernant un point qui est erron, on peut parfois tre amen parler immdiatement, parfois choisir d'intervenir plus tard.
Par contre, pour ce qui est du rappel gnral, il s'agit de ne pas tre lassant. Abdullh ibn Abbs avait ainsi fait cette sage recommandation son lve 'Ik'rima : "Fais aux gens le rappel chaque vendredi, ou deux fois par semaine, ou trois fois par semaine, et ne les amne pas tre lasss de ce Coran. Et que je ne te voie jamais te rendre auprs de gens occups parler, te mettre alors leur faire le rappel aprs avoir interrompu leur conversation ; tu les fatiguerais [de l'islam et de ses enseignements]. Dans pareil cas, reste silencieux. S'ils te le demandent, fais-leur le rappel, qu'ils auront alors l'envie d'couter" (al-Bukhr, 5978).
: http://tassneem.com/vb/showthread.php?t=1594
Ibn Abbs ne faisait qu'exprimer l ce qu'il avait appris du Prophte (sur lui la paix). En effet, Abdullh ibn Mas'd raconte : "Le Prophte choisissait des jours pour nous faire le rappel ("al-maw'iza"), de crainte que nous prouvions ensuite de la lassitude" (rapport par al-Bukhr, 68, et Muslim, 2821).
Le Prophte savait parler des choses de la spiritualit et de l'au-del sans oublier les choses de la vie quotidienne. Et il savait tre un ami, un compagnon des discussions des gens qui l'entouraient. Alors qu'on demanda un jour Jbir ibn Samura : "T'asseyais-tu en compagnie du Messager de Dieu ?", il rpondit : "Oui, souvent. Il se levait rarement du lieu o il avait accompli la prire de l'aube avant que le soleil se lve. Il s'en levait aprs que le soleil se fut lev. Les (Compagnons) se parlaient et voquaient la priode de l'Ignorance ; ils riaient alors et le Prophte souriait"(Muslim 670, 2322). Zayd ibn Thbit relate : "Quand nous parlions des affaires de ce monde, il parlait de cela avec nous. Quand nous parlions des choses de l'au-del, il parlait de cela avec nous. Et quand nous parlions de nourriture, il parlait de cela avec nous" (at-Tirmidh dans Ash-Sham'l, 328 , la chane de cette parole n'est cependant pas correcte, cause de la prsence de Sulaymn ibn Khrija


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15 - 08 - 2012, 05:02   #4   

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La faon d'en parler

La faon de dire quelque chose compte galement, ct de ce que l'on dit.
Primo il s'agit de parler aux gens de ce qu'ils sont mme de comprendre. Ainsi, en Inde on aime les histoires qui sortent de l'ordinaire ; en Europe, on est plus cartsien. Rcemment Cheikh Abdullah Patel, ancien directeur de la Darul Ulm Falh- Drayn du Gujerat, de passage dans notre le, me disait que, certains jeunes ulmas de l'Inde qui sont ses anciens lves et qui sont invits faire des discours en Angleterre ou dans d'autres pays occidentaux, il a recommand d'viter de btir des discours sur les histoires dont on est si friand en Inde, arguant que les deux publics n'ont pas la mme mentalit. Je lui dis alors : "Ici aussi certains frres ne comprennent pas ce point ; voyez : un jour quelqu'un racontait comme histoire qu'un jour en Inde une tombe s'tant ouverte cause d'une crue de la rivre voisine, on y vit un scorpion anormal, on chercha le tuer mais aucun coup ne lui faisait rien, jusqu' ce qu'un grand savant prsent rcite telle sourate du Coran, et le scorpion diminua de volume jusqu' disparatre". Je n'avais pas plutt fini de lui relater l'histoire qu'il me dit en substance : "Comment s'attendre ce que les jeunes d'ici croient en cela ?" Puis il me raconta que quelqu'un de sa connaissance, tabli dans un pays occidental et biologiste de formation, parlait aux musulmans des merveilles de la cration en reliant chaque fois cela la Puissance du Crateur, et que cela enchantait son public (fin de citation).
: http://tassneem.com/vb/showthread.php?t=1594
Tout cela rejoint le contenu d'une parole de Al, qui disait : "Relatez aux gens ce qu'ils sont mmes de comprendre. Aimeriez-vous que l'on dise de Dieu et de Son Messager qu'ils sont des menteurs ?" (al-Bukhr 127 ; "wa-l-murd bi "m ya'rifn" : ay yaf'hamn" : Fath' ul-br1/297). Ce n'est pas dire qu'il y a des choses qu'il faille dissimuler ; c'est dire qu'il faut choisir ses sujets en fonction de la mentalit de son auditoire.
Secundo il s'agit de faire appel non pas seulement la raison de son interlocuteur et / ou de son auditoire, mais aussi leurs sentiments. Car le Prophte savait, lui, mouvoir son auditoire : un Compagnon rapporte de lui et des autres que c'tait comme s'ils voyaient le paradis et la ghenne (Muslim 2750), un autre rapporte que lui et les autres rapportent avaient "eu le cur touch et les yeux ruisselant" de larmes (at-Tirmidh 2676, Ab Dod 4607).
Faut-il parler avec douceur ou duret ? Il est vrai que parfois le Prophte a fait des sermons sur un ton de colre (voir par exemple al-Bukhr 672 ; voir aussi Muslim 867) ; il est vrai aussi que, s'adressant directement des personnes, il lui est aussi arriv de leur parler avec colre (voir al-Bukhr 5761) : al-Bukhr a mme titr : "Al-ghadhab fi-l-maw'iza wa-t-ta'lm idh ra' m yak'rah" ("Le fait de se mettre en colre dans le conseil ou dans l'enseignement, quand on voit ce qui ne va pas") (Al-Jmi' us-sahh, kitb ul-'ilm, tarjama n 28). Mais peut-on nier quegnralement, aux personnes qui il s'adressait directement, le Prophte expliquait avec douceur (voir par exemple Muslim 537) ? Dieu ne lui a-t-il pas dit dans le Coran : "C'est par une misricorde de la part de Dieu que tu as t si doux envers eux. Et si tu avais t rude, au coeur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage" (Coran 3/159). En fait il faut prendre en compte la ralit dans laquelle on se trouve : en certains lieux / certaines occasions, "pousser un coup de gueule" (mais qui constitue vraiment "un cri du coeur") n'est pas le malvenu, bien au contraire ; mais en rgle gnrale ce n'est pas ainsi qu'il s'agit de procder : "La douceur ne se trouve en quelque chose qu'elle l'embellit" (Muslim 2594). Lire notre article au sujet du nah'y 'an il-munkar.
: http://tassneem.com/vb/showthread.php?t=1594
Tertio : le Prophte parlait de faon trs claire : Acha raconte que, dans le propos du Prophte, chaque mot tait prononc de faon claire (al-Bukhr 3375, Muslim 2493) et qu'il"n'enchanait pas propos sur propos mais tenait un propos au milieu duquel se trouvaient des pauses ("baynah fasl"), en sorte que chaque personne assise auprs de lui mmorisait (facilement)" (at-Tirmidh 3639).


  
08 - 11 - 2013, 17:09   #5   

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28 - 01 - 2014, 09:50   #6   

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L'islam est une religion de paix, d'amour, de tolrance, d'ouverture


  
09 - 01 - 2017, 13:04   #7   

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